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title: "Sécurité IA : le projet commun OpenAI-Google-Anthropic interroge les DSI"
url: "https://realmoon.ai/actualites/securite-ia-organisme-commun-openai-google-anthropic-dsi-europeens"
date_published: "2026-09-14T22:29:15+00:00"
author: "Veille Moon AI"
category: "Sécurité"
publisher: "Moon AI (Stellarr Studio SAS)"
language: fr
license: "Citation autorisée avec lien vers la source. Réutilisation intégrale soumise à accord."
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editorial_policy: "https://realmoon.ai/actualites/methode"
sources:
  - "https://korben.info/openai-google-et-anthropic-discuteraient-dun-controle-commun-de-leurs-ia.html"
  - "https://investinglive.com/news/anthropic-openai-and-google-held-talks-on-ai-safety-body-report-says/"
  - "https://www.louisvelazquez.com/anthropic-openai-and-google-held-talks-on-ai-safety-body-report-says/"
  - "https://news.google.com/read/CBMingFBVV95cUxQQzdHNVdzMUVFV0laV3psTk5OZDJFSm1LQ1Y2cW1DZUpzQWhrbWZ0WDhRRUg4Tm83R2VHVXR5aUYzajJFaTBaWmZSU25LOVkyR3FjbmpwSXM5TUdlamJDZ1JIS3ZISnZoelBqd1RmNTljOGliMFVvcVhFYWNXNU9adEZycWVkR3hyR1hqZE9EZk5OQjFiS2pCQ0NqbHMzUQ?hl=en-US&gl=US&ceid=US%3Aen"
  - "https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/face-aux-dangers-de-l-ia-open-ai-anthropic-et-google-travailleraient-a-l-elaboration-d-un-organisme-de-normalisation_AV-202609150035.html"
  - "https://www.remio.ai/fr/post/anthropic-openai-ai-standards-talks-put-rival-labs-on-the-same-side-fr"
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# Sécurité IA : le projet commun OpenAI-Google-Anthropic interroge les DSI

*Anthropic, OpenAI et Google discuteraient depuis juillet de la création d'un organisme commun de normalisation pour tester leurs modèles d'IA avant leur mise sur le marché. Rien n'est lancé, aucune charte ni structure juridique n'a été annoncée, et les entreprises n'ont pas confirmé ces discussions dans une communication officielle conjointe.*

> Article produit par la veille automatisée de Moon AI, sans relecture humaine préalable, conformément à l'article 50 du règlement (UE) 2024/1689. Méthode et politique de correction : https://realmoon.ai/actualites/methode

Depuis juillet, selon des informations relayées par plusieurs médias américains et reprises en France, Anthropic, OpenAI et Google discuteraient en groupe de travail de la création d'un organisme commun chargé d'établir des règles de sécurité pour leurs intelligences artificielles. Ces échanges auraient précédé l'appel public lancé le 12 septembre par Dario Amodei, patron d'Anthropic, invitant l'industrie à ralentir le rythme de développement de ses modèles les plus avancés. Le sujet a pris une dimension nouvelle le week-end suivant, lorsque Sam Altman, patron d'OpenAI, a publiquement soutenu cette démarche sur X, avant que Demis Hassabis, dirigeant de Google DeepMind, n'y apporte à son tour son soutien.

Pour un DSI ou un responsable conformité en France, l'enjeu ne se limite pas à la communication sur la sécurité. Trois des principaux fournisseurs de modèles utilisés par les entreprises françaises envisagent de définir eux-mêmes les critères qui qualifieront demain un modèle de « suffisamment sûr ». Cette perspective mérite d'être regardée avec la même rigueur que n'importe quelle norme sectorielle : qui la rédige, qui l'applique, et quelle valeur elle aura face aux obligations déjà en vigueur en Europe.

## Ce que les discussions recouvrent réellement

Selon 01net, cité par Korben, rien n'est aujourd'hui lancé. OpenAI a confirmé sa volonté de travailler avec d'autres laboratoires sur des normes professionnelles, y compris via une initiative volontaire qui pourrait démarrer sans attendre une décision du gouvernement américain. Le premier chantier cité concerne la surveillance de l'activité des modèles : repérer les comportements qui franchissent des limites fixées par des humains, sans qu'il soit nécessaire d'y voir une intention. Le second porte sur le signalement rapide d'incidents sérieux, par exemple un modèle qui contournerait les protections informatiques d'une autre organisation pendant une évaluation et accéderait à ses données sans autorisation : l'organisation touchée devrait alors recevoir une notification écrite rapidement.

The Information, cité par investingLive, situe le point de départ de ces échanges à juillet, après que Demis Hassabis a proposé le 14 juillet la création d'un Frontier AI Standards Body inspiré du modèle de la FINRA, l'organisme américain qui encadre les courtiers financiers. Sam Altman aurait indiqué en interne soutenir la création d'un organisme de test et d'audit, tout en estimant que les grands laboratoires devraient le construire eux-mêmes si le gouvernement américain ne s'implique pas. Les trois entreprises n'ont pas la même position sur le rôle des pouvoirs publics : Anthropic penche vers un partenariat avec les autorités, tandis qu'OpenAI met l'accent sur des normes volontaires tout en soutenant certaines législations locales.

## Un socle de règles encore à écrire

D'après Remio, le projet discuté viserait des protocoles de test partagés avant la mise sur le marché des modèles les plus avancés : évaluations indépendantes, revues de sécurité préalables et évaluations de risque standardisées. Chaque laboratoire dispose déjà de son propre cadre interne, mais ces documents ne se recoupent pas terme à terme, ce qui rend les comparaisons difficiles selon une analyse des cadres relayée par Remio.

| Laboratoire | Cadre interne existant | Logique de déclenchement décrite |
| --- | --- | --- |
| Anthropic | Responsible Scaling Policy | Rapports périodiques sur les risques liés à des mesures d'atténuation et à des recommandations sectorielles plus larges |
| OpenAI | Preparedness Framework | Seuils de capacité et examen interne |
| Google DeepMind | Frontier Safety Framework | Niveaux de capacité critique, seuils d'alerte et marges de sécurité |

Selon Remio, une comparaison récente de ces trois cadres conclut qu'ils ne créent pas encore d'auditabilité entre entreprises : il n'existe ni jeu unique de critères externes, ni système d'évaluation accrédité, ni résultat de certification comparable. Un modèle qui franchit le seuil fixé par un laboratoire n'a donc pas nécessairement passé un test équivalent chez un autre, et des termes comme « risque élevé » ou « capacité critique » peuvent avoir des définitions opérationnelles différentes selon l'éditeur.

## La question de l'indépendance du contrôle

Le Frontier Model Forum existe déjà pour ce type de coopération. Fondé en 2023 par six grandes entreprises d'IA, il travaille sur les méthodes d'évaluation et anime un fonds de sécurité, l'AI Safety Fund, doté selon investingLive de plus de 10 millions de dollars consacrés à la recherche indépendante sur la sécurité. La Linux Foundation a de son côté lancé en décembre 2025 son Agentic AI Foundation, qui réunit des projets de standards ouverts, dont le Model Context Protocol d'Anthropic et AGENTS.md d'OpenAI.

Ces précédents existent, mais Korben, citant 01net, relève que l'intérêt d'une nouvelle structure dépend surtout de ses moyens réels et de l'indépendance du contrôle exercé. Plusieurs questions pratiques restent sans réponse dans les informations disponibles : l'accès des évaluateurs aux modèles, la publication des incidents, la gestion des désaccords entre membres. Remio pointe le même noeud du problème sous un autre angle : le conflit central porte sur la question de savoir qui définit le risque acceptable lorsque les entreprises testées financent, conçoivent et participent elles-mêmes au système de test. Un organisme volontaire pourrait produire rapidement des éléments comparables, mais il pourrait aussi permettre aux plus grands laboratoires de façonner des exigences que des concurrents plus modestes auraient du mal à respecter.

Toujours selon Remio, aucun participant n'a à ce jour annoncé d'organisation, de charte, de conseil d'administration ni de date de lancement. On ignore également si Microsoft, Meta, xAI, des évaluateurs indépendants ou des développeurs open source obtiendraient un siège dans une éventuelle structure. Korben, de son côté, souligne que la démarche n'aurait de sens que si les entreprises qui développent les grands modèles chinois y participaient aussi, ce qui n'est mentionné dans aucune des discussions rapportées.

## Ce que cela signifie pour la conformité en Europe

C'est ici que le projet dépasse le simple effet d'annonce sur la sécurité. Les informations disponibles ne mentionnent aucune autorité européenne parmi les parties aux discussions, ni aucune articulation avec l'AI Act ou avec les autorités de concurrence françaises ou européennes. Le projet, tel qu'il est décrit, reste américain dans sa genèse : Demis Hassabis l'a présenté comme une entité pilotée depuis les États-Unis, susceptible de travailler avec des laboratoires et des agences fédérales américaines, selon BFMTV citant CNN.

Pour un DSI français qui envisagerait de s'appuyer, demain, sur les évaluations issues d'un tel organisme pour documenter la conformité d'un fournisseur de modèles, la première question est celle de la valeur juridique de ce label en dehors des États-Unis. Rien dans les sources ne permet d'affirmer qu'un futur organisme obtiendrait une reconnaissance officielle en Europe, ni qu'il répondrait aux exigences documentaires prévues par les régulations en vigueur sur le territoire de l'Union. Un DSI ne peut donc pas, en l'état, présenter l'appartenance d'un fournisseur à ce dispositif comme un élément de conformité à l'AI Act : les sources ne décrivent aucun mécanisme de reconnaissance mutuelle entre cet organisme et le cadre réglementaire européen.

La seconde question relève du droit de la concurrence. Plusieurs commentateurs cités par investingLive font valoir que les coûts de mise en conformité liés à un organisme de normalisation conçu par les laboratoires eux-mêmes pourraient renforcer la position des acteurs déjà installés, l'OCDE ayant identifié des coûts fixes élevés et une infrastructure concentrée comme des barrières à l'entrée dans l'IA. Trois des plus grands laboratoires du secteur discutant entre eux des critères qui définiront demain ce qu'est un modèle suffisamment testé, sans participation confirmée des autres grands acteurs ni d'évaluateurs réellement extérieurs selon Remio, constitue un scénario qu'une direction juridique européenne devrait regarder de près avant d'y voir un gage de sécurité opposable.

OpenAI elle-même prend soin, selon Korben citant 01net, de préciser que ces normes professionnelles doivent compléter des obligations fédérales et un contrôle démocratique, avec des évaluations indépendantes, et non s'y substituer. Présenter un futur organisme comme un remplacement de la loi irait donc plus loin que la position publique affichée par l'entreprise elle-même.

## Un climat politique qui ne facilite pas la lecture

Le contexte américain complique encore l'exercice. Le 14 septembre, le président des États-Unis Donald Trump a rejeté les appels à ralentir le développement de l'IA, évoquant sur Truth Social, selon BFMTV, une « conspiration malsaine » contre cette technologie et affirmant que Remplacer par la citation exacte : « Le seul contrôle ou “garde-fou” dont a besoin l'IA est un PRÉSIDENT FORT ET INTELLIGENT (Q.I. élevé!) ». Il s'en est également pris directement à Dario Amodei dans le même message. Cet épisode illustre l'absence, à ce stade, d'un cadre fédéral stable auquel un organisme sectoriel pourrait s'arrimer, ce qui renforce l'incertitude sur la portée réelle que pourrait avoir une future structure, y compris hors des frontières américaines.

## Ce qu'un DSI peut vérifier dès aujourd'hui

- Demander à chaque fournisseur de modèles quel cadre interne il applique aujourd'hui (Responsible Scaling Policy, Preparedness Framework, Frontier Safety Framework ou équivalent) et à quelles conditions il en partage les résultats.
- Ne pas assimiler une future adhésion à un organisme volontaire américain à une preuve de conformité réglementaire européenne, faute de mécanisme de reconnaissance décrit dans les informations disponibles.
- Suivre l'identité des membres fondateurs si une annonce officielle intervient, en particulier la présence ou l'absence d'évaluateurs réellement indépendants des laboratoires testés.
- Documenter séparément, dans son propre dossier de conformité, les éléments exigés par le droit européen, sans attendre qu'un label sectoriel américain vienne s'y substituer.

## Questions fréquentes

### Cet organisme remplacera-t-il les obligations légales des entreprises d'IA en Europe ?

Rien dans les informations disponibles ne le suggère. OpenAI elle-même indique, selon 01net cité par Korben, que les normes professionnelles envisagées doivent compléter des obligations fédérales et un contrôle démocratique, pas s'y substituer. Aucune source ne mentionne d'articulation avec le droit européen ou l'AI Act.

### Qui participera concrètement à ce futur organisme ?

La composition n'est pas connue. Selon Remio, on ignore si Microsoft, Meta, xAI, des évaluateurs indépendants ou des développeurs open source y auraient une place. Aucun nom, charte ni conseil d'administration n'a été annoncé à ce jour.

### Ce projet a-t-il déjà une existence juridique ?

Non. Plusieurs sources, dont Korben et Remio, indiquent que rien n'est lancé : pas de structure, pas de date de démarrage, pas de confirmation officielle conjointe des trois entreprises citées.

### Un DSI peut-il déjà s'appuyer sur ce dispositif pour documenter sa conformité AI Act ou RGPD ?

Non, en l'état des informations disponibles. Aucune source ne décrit de reconnaissance de cet organisme par une autorité européenne, ni de correspondance avec les exigences documentaires prévues par la réglementation en vigueur sur le territoire de l'Union. Les obligations de conformité restent donc à documenter par les moyens existants, indépendamment de l'issue de ces discussions.

> **Transparence.** Cet article a été rédigé par un système d'intelligence artificielle à partir des sources listées ci-dessous, puis vérifié fait par fait par un second système avant publication. Il n'a pas fait l'objet d'une relecture humaine préalable. Les chiffres et citations proviennent des sources ; en cas d'écart, la source fait foi. Notre [méthode, ses limites et notre politique de correction](https://realmoon.ai/actualites/methode).

> **Sources.** Article rédigé à partir des publications suivantes, consultées le 14/09/2026. En cas d'écart, la source fait foi. Signalez toute inexactitude à [contact@stellarrstudio.com](https://realmoon.ai/mailto:contact@stellarrstudio.com).
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> - [https://korben.info/openai-google-et-anthropic-discuteraient-dun-controle-commun-de-leurs-ia.html](https://korben.info/openai-google-et-anthropic-discuteraient-dun-controle-commun-de-leurs-ia.html)
> - [https://investinglive.com/news/anthropic-openai-and-google-held-talks-on-ai-safety-body-report-says/](https://investinglive.com/news/anthropic-openai-and-google-held-talks-on-ai-safety-body-report-says/)
> - [https://www.louisvelazquez.com/anthropic-openai-and-google-held-talks-on-ai-safety-body-report-says/](https://www.louisvelazquez.com/anthropic-openai-and-google-held-talks-on-ai-safety-body-report-says/)
> - [https://news.google.com/read/CBMingFBVV95cUxQQzdHNVdzMUVFV0laV3psTk5OZDJFSm1LQ1Y2cW1DZUpzQWhrbWZ0WDhRRUg4Tm83R2VHVXR5aUYzajJFaTBaWmZSU25LOVkyR3FjbmpwSXM5TUdlamJDZ1JIS3ZISnZoelBqd1RmNTljOGliMFVvcVhFYWNXNU9adEZycWVkR3hyR1hqZE9EZk5OQjFiS2pCQ0NqbHMzUQ?hl=en-US&gl=US&ceid=US%3Aen](https://news.google.com/read/CBMingFBVV95cUxQQzdHNVdzMUVFV0laV3psTk5OZDJFSm1LQ1Y2cW1DZUpzQWhrbWZ0WDhRRUg4Tm83R2VHVXR5aUYzajJFaTBaWmZSU25LOVkyR3FjbmpwSXM5TUdlamJDZ1JIS3ZISnZoelBqd1RmNTljOGliMFVvcVhFYWNXNU9adEZycWVkR3hyR1hqZE9EZk5OQjFiS2pCQ0NqbHMzUQ?hl=en-US&gl=US&ceid=US%3Aen)
> - [https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/face-aux-dangers-de-l-ia-open-ai-anthropic-et-google-travailleraient-a-l-elaboration-d-un-organisme-de-normalisation_AV-202609150035.html](https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/face-aux-dangers-de-l-ia-open-ai-anthropic-et-google-travailleraient-a-l-elaboration-d-un-organisme-de-normalisation_AV-202609150035.html)
> - [https://www.remio.ai/fr/post/anthropic-openai-ai-standards-talks-put-rival-labs-on-the-same-side-fr](https://www.remio.ai/fr/post/anthropic-openai-ai-standards-talks-put-rival-labs-on-the-same-side-fr)

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Source : https://realmoon.ai/actualites/securite-ia-organisme-commun-openai-google-anthropic-dsi-europeens
